Sans parler du chien

(titre original : To say nothing of the dog)

 

Roman paru dans la collection Millénaires de J'ai Lu. Prix Hugo 1999.

Aux ordres de la redoutable Lady Schrapnell, qui veut reconstruire à l'identique, à Oxford, la cathédrale de Coventry détruite par les bombardements nazis, l'historien Ned Henry remonte le temps pour découvrir ce qu'il est advenu d'une mystérieuse potiche d'évêque. C'est alors que, cinquante ans plus tôt, une de ses collègues ramène un chat dans le futur. De peur que cette grave entorse aux lois spatio-temporelles ne provoque de graves incongruités et altèrent irrémédiablement le cours de l'histoire, voilà notre héros embarqué pour l'époque victorienne, où il tente de remettre les choses en ordre et l'histoire à sa juste place. Pas une mince affaire puisqu'il se mêle ainsi de phénomènes éminemment chaotiques, surtout lorsqu'il s'agit d'intrigues sentimentales...

Ce roman conjugue une critique sociale amusée de l'Angleterre victorienne et un hommage à ses classiques littéraires, au premier rang desquels Trois hommes dans un bateau de Jerome K. Jerome. Il est également parsemé de clins d'il aux pionniers du roman policier, qui se fondent dans la trame. Connie Willis enchevêtre en effet avec habileté énigmes historiques, références littéraires et quiproquos vaudevillesques sans jamais se départir de son ton facétieux qui constitue le cur de l'uvre, une comédie guillerette qui mêle avec bonheur l'anecdote et la grande Histoire, imperceptiblement liés. Elle a toutefois le défaut de ses modèles, c'est-à-dire qu'elle use de canevas un peu répétitifs.

 

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